[CONSEILS DU VENDREDI] #11

Ce vendredi nous vous parlons de : Cold War, Le Grand Bain, Halloween etHalloween, La Nuit des Masques.


Cold War : Wiktor et Zula se rencontre fin des années 40 lors de la création d’un ensemble folklorique en Pologne. Il compose, elle chante. Elle vient d’une famille modeste, lui est issu de l’intellegentsia. Cold War retrace les chassés croisés à travers l’Europe et pendant plus d’une décennie de ces deux âmes sœurs qui ne peuvent ni vivre ensemble, ni vivre l’une sans l’autre. Après l’Oscar du meilleur film étranger en 2015 avec son film Ida, Pawel Pawlikowski décroche le prix de la mise en scène. Inspiré librement de son histoire parentale, le film introduit la musique comme troisième personnage central. Elle est à la fois un refuge, un conflit s’immisçant au sein du couple, mais aussi ce qui les unit et les définit en tant qu’artistes et êtres sensibles. Bien loin de l’ensemble folklorique et de la grandeur totalitariste qu’il véhicule, le couple voyage dans un cadre cinématographique épuré, intimiste, des plans minutieusement chorégraphiés. Pawlikowski dévoile à nouveau son amour pour l’art de la mise en scène, le noir et blanc résonne comme une expression de la romance de Wiktor et Zula : deux amoureux antagonistes et finalement complémentaires, à l’image du jour et de la nuit. C.L.L.

Le Grand Bain : Le film commence par une maxime : un rond ne peut pas rentrer dans un carré et vice versa. La voix de Mathieu Amalric nous accueille pour ce grand bain. Il sera vite compléter par un panel des meilleur(e)s acteurs et actrices français(e)s : Marina Foïs – effrayante et à la fois compréhensive — Guillaume Canet, Virginie Efira, Philippe Katerine – loufoque et attendrissant — Benoit Poelvoorde, Jean-Hughes Anglade, Leila Bekhti — en tyran de l’entrainement… Chacun(e) interprètent un personnage qui aurait pu être cliché, poussif — quelques-uns le sont — si Gilles Lellouche n’avait pas une réelle affection et tendresse pour eux. Il exploite ainsi le filon de la natation synchronisée avec égale bienveillance et respect, ce qui fait que nous rions avec eux et jamais contre eux. Ils ne sont pas tournés au ridicule. Le film parle de l’acceptation de soi et le besoin d’ignorer le regard des autres, qui jugent et qui déprécient. L’humour et l’émotion qui ressort du film sont donc authentiques. Et quand bien même le long-métrage comporte des défauts : pas assez de chorégraphies, le sport de la natation synchronisée pour hommes sert, finalement, juste de toile de fond et c’est dommage. De plus, le film n’arrive pas à trouver réellement son rythme et son style, ce qui donne certaines longueurs et des instants dans la mise en scène qui dénotent de l’ensemble. Cela reste un beau film sur l’amitié, le sport et le dépassement de soi. À voir absolument pour se sentir heureux et heureuse. M.M.

HalloweenQuarante ans après les sanglants événements survenus à Haddonfield, Michael Myers est de retour avec une seule idée en tête : traquer Laurie Strode, sa proie favorite. A l’image du nouvel opus de Predator sortit  la semaine dernière dans nos salles, cet énième opus de la saga Halloween fait ici pâle figure comparé à son ainé d’origine. Malgré le retour de Jamie Lee Curtis devant la caméra, le film de David Gordon Green apparait au final peu inspiré. Halloween ressort plombé par des protagonistes fades tout en s’efforçant de reproduire vainement l’ambiance de l’opus originel de la franchise avant d’opérer un virage poussif vers le survival mou du genou. Ce nouvel opus assez anecdotique ne saura en résumé que convaincre que les vrais afficionados de Michael Myers tandis que les autres passeront leurs chemins. M.P

Halloween, La Nuit des Masques La ressortie d’un classique de John Carpenter n’est à manqué sous aucun prétexte. La version restaurée du long-métrage lui rend un bel hommage. Et même si le tueur fou, Michael Myers, ainsi que les différents meurtres sont assez kitsch et irréels, il reste la musique culte de Carpenter, l’interprétation de Donald Pleasence et Jamies Lee Curtis. Par ailleurs, des rédactrices de Phantasmagory ont tenté l’expérience de la Nuit Carpenter au Louxor : cinq films de 22 h à 7 h du matin. Elles vous parlent de leurs (re)découvertes ici. M.M.

Clémence Letort-Lipszyc, Marine Pallec et Marine Moutot

Cold War
Réalisé par Pawel Pawlikowski
Avec Tomasz Kot, Joanna Kulig
Drame, Romance, Pologne, France, Royaume-Uni, 1h27
24 octobre 2018

Le Grand Bain
Réalisé par Gilles Lellouche
Avec Mathieu Amalric, Guillaume Canet, Benoit Poelvoorde, Virginie Efira
Comédie dramatique, France, 1h58
24 octobre 2018

Halloween
Réalisé par David Gordon Green
Avec Jamie Lee Curtis, Judy Greer, Andi Matichak
Horreur, États-Unis, 1h44
24 octobre 2018

Halloween, La Nuit des Masques
Réalisé par John Carpenter
Avec Donald Pleasence, Jamie Lee Curtis, Nancy Kyes
Horreur, États-Unis, 1h47
1979 –  ressortie le 24 octobre 2018

 

Publié par Phantasmagory

Cinéma - Série - VR

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