[TOP] 5 films-doudou de la rédaction #2

Temps de lecture : 13 minutes

Face à cette période compliquée, le besoin de films rassurants se fait sentir. Objet transitionnel, le “doudou” nous est apparu comme une évidence. Loin de nous l’idée de vous enjoindre à retrouver votre peluche élimée dans les méandres de vos draps mais plutôt de vous raccrocher à ces films qui, quelle que soit l’humeur du jour, le temps dehors, les difficultés du quotidien, vous font sourire à leur seule mention et vous donnent envie de vous installer bien confortablement dans votre canapé ou de vous rouler dans votre couette. Le doudou, c’est le cocon familial, celui de l’enfance, celui qui rassure, protège et réconforte. Nous avons tou.te.s un film-doudou qui nous accompagne à travers les différentes périodes de notre vie, souvent rencontré à une époque où le monde était – ou du moins semblait – plus simple qu’aujourd’hui. Avec ces films, souvent intemporels (même s’ils vieillissent toujours un peu), un lien spécial s’est tissé, un lien cathartique que l’on retrouve à chaque visionnage. Car plus que la qualité, c’est l’intimité qui se crée avec eux. Et c’est peut-être là qu’est le secret d’un film-doudou : son caractère révolu et son élection subjective. Car malgré les similitudes, chacun a son film-doudou.

Cet attachement sincère est souvent lié aux décennies durant lesquelles nous avons grandi. Les années 1990-2000 pour notre part. La notion de feel good est primordiale d’où la place centrale de la comédie romantique : Quand Harry rencontre Sally (When Harry Met Sally, Rob Reiner, 1989), Un jour sans fin (Groundhog Day, Harold Ramis, 1993), Coup de foudre à Notting Hill (Notting Hill, Roger Michell, 1999), Raisons et sentiments (Sense and Sensibility, Ang Lee, 1995) et autres adaptations des œuvres de Jane Austen. En cette période hivernale, il est aussi impossible d’exclure les films de Noël avec les monuments que sont Love Actually (Richard Curtis, 2001), Maman j’ai raté l’avion (Home Alone, Chris Columbus, 1990) et La vie est belle (It’s a Wonderful Life, Frank Capra, 1946). L’enfance étant souvent le temps de la découverte du film-doudou, les films d’animation y ont une grande place, notamment ceux de studios comme Pixar (Là-haut, Toy Story, Ratatouille), DreamWorks (Shrek, Dragons, Spirit, l’étalon des plaines), Disney (Oliver et Compagnie, Le Roi Lion, Raiponce) et Ghibli (Le Voyage de Chihiro, Princesse Mononoké, Le Château ambulant). Chaque spectateur.rice a évidemment sa comédie culte, qu’elle soit qualitative ou particulièrement régressive : Certains l’aiment chaud (Some Like It Hot, Billy Wilder, 1959) Madame Doubtfire (Mrs. Doubtfire, Chris Columbus, 1993) ou Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre (Alain Chabat, 2002). Les années 1980-1990 regorgent de films d’aventure, sources de nostalgie, rapidement devenus des doudous : Gremlins (Joe Dante, 1984), Les Goonies (Richard Donner, 1985), Hook ou la Revanche du Capitaine Crochet (Steven Spielberg, 1991) et Jumanji (Joe Johnston, 1995).

Symbole de l’attachement cinéphage, les sagas cinématographiques représentent le plaisir de retrouver un univers familier avec des personnages récurrents attachants. Ces sagas ont marqué durablement l’Histoire du cinéma. En 1977, Star Wars (George Lucas, 1977 – 2005) crée ainsi la figure du fan par le biais de produits dérivés et du marketing à grande échelle. Le cinéphile devient alors collectionneur. Parmi les plus adulées : Le Seigneur des Anneaux (Peter Jackson, 2001 – 2003), Matrix (Lena et Lilly Wachowski, 1999 – 2003), Harry Potter (plusieurs réalisateurs, 2001 – 2011), Retour vers le futur (Robert Zemeckis, 1985 – 1990), James Bond (plusieurs réalisateurs, 1962 – 2020), Jurassic Park (Steven Spielberg et Joe Johnston, 1993 – 2001) et évidemment le célèbre aventurier Indiana Jones (Steven Spielberg, 1981 – 2008). 

Introduction de Marine Moutot et Manon Koken, inspirée de 5 séries-doudou pour le confinement Saison 2.


Les films-doudou de Lucie D

J’ai un rapport au cinéma cinéphile, voire cinéphage en tant de confinement. Une période qui est pour moi l’occasion d’explorer des terres inconnues, des classiques ou des raretés sur lesquels je n’avais jamais eu le temps ou l’énergie de me pencher. Des films qui enrichissent toujours un peu plus un socle grâce auquel je peux définir ce que je considère comme “mon” cinéma.

Ce rapport fusionnel au Septième art s’est construit très tôt, et avec ma sœur, aussi loin que mes souvenirs remontent. Nous avons moins de deux ans de différence d’âge, aussi avons-nous partagé nos premières émotions de cinéma. Nous avions un lien heureux au grand et au petit écran, constitutif de tout un pan de notre complicité, qui n’a fait que se renforcer avec les années. Du cinéma familial, nous avons basculé ensemble vers le cinéma des adultes, avec une insouciance qui nous a permis de découvrir Godard sans jamais avoir entendu parler de la Nouvelle Vague, mais émerveillées par la malice d’Anna Karina. J’ai le souvenir des heures passées devant Twin Peaks, avant d’aller au lit, avec l’impression de découvrir une œuvre majeure, sans toutefois bien la comprendre (nous ne l’avons sans doute toujours pas comprise !) .

Je me suis ensuite détachée de ces références communes pour constituer, à mon rythme, ma filmographie idéale, dans un mouvement d’émancipation vis-à-vis des références familiales et guidée par une option cinéma au lycée. Une soif de découvrir le Cinéma dans sa globalité, que je n’ai pas encore étanchée à ce jour. Je ressens désormais l’envie de renouer avec ces films qui m’ont aidée à grandir, et à choisir ma voie professionnelle, dans l’exploitation cinématographique. Je prends désormais la mesure de l’importance du cinéma, ma passion véritable, constitutive de ma personnalité, de mes rapports amicaux et professionnels. J’ai donc pris plaisir à me replonger dans des souvenirs réconfortants, en réalisant ce top quasiment toute seule, puisqu’il est apparu que ma sœur et moi partagions une bonne partie de ces films-doudou. J’ai choisi de dérouler cette liste dans l’ordre chronologique de la découverte des films, même si je leur donne aujourd’hui une importance égale. Ce sont des films avec lesquels j’entretiens un lien spécial, au travers desquels je me sens chez moi, que j’aime redécouvrir et faire découvrir.

Edward aux mains d’argent – Tim Burton, 1991

Edward Scissorhands n’est pas un garçon ordinaire. Création d’un inventeur, il a reçu un cœur pour aimer, un cerveau pour comprendre. Mais son concepteur est mort avant d’avoir pu terminer son œuvre et Edward se retrouve avec des lames de métal et des instruments tranchants en guise de doigts.

Les films de Tim Burton sont constitutifs des adolescents de ma génération. Une imagerie dont on savait qu’elle était à la fois enfantine et « cool » puisqu’elle flirtait avec le royaume des monstres. Elle nous ressemblait donc pas mal à nous qui étions en pleine transition entre l’enfance et l’âge adulte. Nous avions tous un sac ou un pin’s à l’effigie des personnages du réalisateur gothique et connaissions par cœur les paroles des chansons de L’Étrange Noël de Mr.Jack.

Edward aux mains d’argent revêt les codes du film de Noël, mais mon premier souvenir de ce long métrage n’est pas si drôle. J’avais 6 ou 7 ans et j’étais partie me coucher, quand ma mère nous appelle ma sœur et moi, “venez voir, il y a un super film à la télé!”. Elle pensait bien faire… Terrifiée par l’apparition de l’homme aux ciseaux et secouée par le sang qui coule, j’ai cru pendant plusieurs semaines que ce croquemitaine allait s’inviter dans ma chambre en passant par la fenêtre! J’ai également été profondément marquée par l’injustice qui s’abat sur cette créature douce et naïve, notamment lors d’une scène de cambriolage durant laquelle il est inculpé. Je ne me suis réconciliée que plus tardivement avec le film, comprenant qu’il s’en dégageait une émotion et une beauté des contraires qui faisait de cette fable sur l’intolérance un petit bijou accompagné d’une bande originale merveilleuse. Sans oublier la jolie séquence de la diaphane Kim dansant sous la neige. Tim Burton est l’un des premiers réalisateurs dont j’ai par la suite regardé toute la filmographie. Un premier moment de cinéma, donc.

Le Voyage de Chihiro Hayao Miyazaki, 2001

Chihiro et ses parents déménagent. Ils font une halte en forêt et découvrent une ville abandonnée dans laquelle un restaurant propose des mets appétissants. La gourmandise mène les deux parents à leur perte :, ils sont transformés en cochon. La ville s’anime, Chihiro va découvrir un monde peuplé d’ombres et d’esprits. La vie en communauté, le travail, l’amitié et l’amour lui permettront d’effectuer un voyage intérieur et de sauver ses parents.

Film d’animation multiprimé, récit à double lecture, Le Voyage de Chihiro est une œuvre indispensable, qui sonde l’enfance et le passage à l’âge adulte, en plongeant son héroïne à travers la culture ancestrale japonaise. Le Voyage de Chihiro représente ma première émotion en salle obscure. Mes grand-parents nous avaient emmenées, ma sœur et moi, voir ce film à sa sortie. J’avais 6 ans. Ce film m’a bouleversée, je me suis bien sûr identifiée à cette petite fille jetée dans une ville-fantôme, séparée tragiquement de ses parents, transformés en cochons, qu’elle devra sauver de son courage et de sa ruse. Le sans-visage aux pièces d’or m’a fascinée et effrayée, le jeune Haku m’a séduite, la beauté de ce monde aux codes anciens m’a accompagnée pendant de nombreuses années. Je revois ce film régulièrement et prends désormais la mesure de la complexité de ce récit et de ses personnages. J’espère pouvoir un jour goûter ce petit pain de haricots rouges à la vapeur qui rend Chihiro si nostalgique!

Spider-Man 2 – Sam Raimi, 2004

Écartelé entre son identité secrète de Spider-Man et sa vie d’étudiant, Peter Parker n’a pas réussi à garder auprès de lui celle qu’il aime, Mary Jane, qui est aujourd’hui comédienne et fréquente quelqu’un d’autre. Guidé par son seul sens du devoir, Peter vit désormais chacun de ses pouvoirs à la fois comme un don et comme une malédiction. Tout se complique lorsque surgit un nouvel ennemi : le Dr Otto Octavius.

Le réalisateur d’Evil Dead est l’auteur de nombreux films avec beaucoup d’hémoglobine, mais il est aussi l’auteur d’une saga plus familiale. Il s’agit des trois premiers volets de Spider-Man. Casting impeccable, mise en scène intelligente et drôle, le film de super-héros est prétexte à la construction émotionnelle du jeune Peter Parker, soumis à des choix difficiles, entre son amour secret pour sa meilleure amie et son envie d’éradiquer le Mal.

J’ai découvert ce film très jeune également, au cinéma. Le premier volet m’avait impressionnée, la scène de catch et la transformation de Willem Dafoe en bouffon vert étant un peu traumatisantes, il faut l’avouer. J’étais sans doute plus mature pour découvrir le second volet de cette trilogie (même si la scène de massacre dans un hôpital ne m’a pas laissée indifférente). J’ai une propension à m’ennuyer facilement devant les films d’action, mais Spider-Man échappe à la règle. En effet, cette saga semble ne pas se prendre au sérieux, se permettant d’instiller une bonne dose d’humour au travers des situations et des personnages, comme le rédacteur en chef colérique interprété par J.K Simmons. Sans oublier le personnage important de Mary-Jane, interprété par Kirsten Dunst, qui fut l’un de mes modèles féminins au cinéma, puisque j’ai par la suite découvert les films de Sofia Coppola.

Rock Academy – Richard Linklater, 2004

Un musicien se fait virer de son groupe de rock et trouve, dans la foulée, un emploi de prof de musique dans une école privée stricte. Là, devant un parterre de tubas, de clairons, de pianos et de harpes, il décide de revoir l’approche de la musique de ses élèves. Leur filant des Gibson en V, des claviers, des caisses claires et des charleys, il leur enseigne la musique des amplis. Le gros son des rockers. Et “leur donne le pouvoir de casser les règles”.

Rock got no reason, Rock got no rhyme… You better get me to school on time !” Je me délecte en revisionnant la scène de concert du film Rock Academy. Il suffit de l’arrivée de Dewey, qui usurpe l’identité de son coloc, pour transformer les musiciens précoces de l’école Horace Green en génies du rock. De jeunes prodiges, une BO rock, les mimiques de Jack Black… Tous les ingrédients étaient réunis pour rendre ce film inoubliable. Il existe d’ailleurs une captation d’un concert de la troupe, réunie 10 ans après le film pour rejouer la fameuse chanson du concert. L’occasion de plonger dans un bain de nostalgie et de prendre un petit coup de vieux!Je n’ai découvert que bien plus tard que Richard Linklater était un très grand réalisateur, capable de capter l’écoulement du temps et de décortiquer les sentiments avec justesse, dans des films comme Slacker, la trilogie des Before, et le récent Boyhood. Un réalisateur avec lequel j’entretenais de profondes affinités, sans même encore le savoir.

Mulholland Drive – David Lynch, 2001

À Hollywood, durant la nuit, Rita, une jeune femme, devient amnésique suite à un accident de voiture sur la route de Mulholland Drive. Elle fait la rencontre de Betty Elms, une actrice en devenir qui vient juste de débarquer à Los Angeles. Aidée par celle-ci, Rita tente de retrouver la mémoire ainsi que son identité.

Bon, d’accord, le doudou n’est pas intuitif concernant l’univers de Lynch. Et pourtant, Mulholland Drive est véritablement constitutif de ma cinéphilie, je garde donc une affection pour ce qu’il représente et je le redécouvre régulièrement. Il s’est écoulé quelques années entre ma découverte de Twin Peaks et celle de Mulholland Drive. Ce film m’a permis d’entrer dans un univers qui ne ressemblait à rien de ce que je connaissais, ce fut une véritable révélation, un moteur pour explorer toutes les formes de cinéma, même les moins évidentes. Mulholland Drive est une énigme, un dédale narratif dont la clé fait et défait des mondes. Une fable sombre et onirique qui dépeint Hollywood et qui questionne les motifs du Double et de l’Illusion. J’ai effectué un pèlerinage cinéphilique en longeant la mythique et sinueuse route lors de mon voyage à Los Angeles à 15 ans. J’ai également foulé Hollywood Boulevard, acheté le disque d’Elliott Smith (découvert chez Gus Van Sant) Figure 8, et pris des photos devant les fresques murales filmées par Agnès Varda, qui figure elle aussi dans ce top. La boucle est bouclée !

En bonus

Cléo de 5 à 7 – Agnès Varda, 1962

Cléo, belle et chanteuse, attend les résultats d’une analyse médicale. De la superstition à la peur, de la rue de Rivoli au Café du Dôme, de la coquetterie à l’angoisse, de chez elle au Parc Montsouris, Cléo vit quatre-vingt-dix minutes particulières. Son amant, son musicien, une amie puis un soldat lui ouvrent les yeux sur le monde.

Cléo de 5 à 7, c’est un peu le film que j’aurais aimé avoir réalisé (en toute modestie). Je considère qu’il tend à une forme de perfection. Je me souviens avoir vu ce long métrage au cinéma alors que j’avais une quinzaine d’années, et en être tombée amoureuse immédiatement. Agnès Varda tisse, en partant d’un canevas d’une grande simplicité, un long métrage plein de fantaisies. Elle joue avec les régimes d’images, la couleur, le noir et blanc et introduit de sublimes séquences musicales en présence de Michel Legrand. Une tragédie intérieure bouleversante, qui aborde avec une grande simplicité la thématique de la peur de vieillir, un émouvant portrait de femme.Cléo de 5 à 7 a déclenché en moi une frénésie de découverte de l’œuvre de la réalisatrice, qui forme un tout insécable. Un cinéma d’une grande simplicité et pourtant parmi les plus saisissants. Varda filme les autres, ceux qui nous entourent, avec une grande générosité. La poésie se cache partout, dans une pomme de terre en forme de cœur, dans les sillons creusés par l’âge dans la peau. À la manière du blason poétique, elle détaille les parties du corps de l’être aimé, Jacques Demy dans Jacquot de Nantes, les deux amants du film Le Bonheur. Très souvent sur un ton autobiographique, la réalisatrice jette un regard unique sur ce qui l’entoure. Elle marquera également le cinéma par de magnifiques parcours de femmes, combatives, désenchantées, libres.

Les films d’Antoine Doinel

D’où me vient cette passion pour Antoine Doinel ? Sans doute de la fin de l’adolescence, alors que je découvrais enfin le cinéma de François Truffaut, au-delà du travelling final du film Les 400 coups, bien souvent étudié en cours de cinéma. Le petit Jean-Pierre, qui s’amusait à raconter lors du casting pour le premier long métrage de François Truffaut qu’il était content puisque cela lui permettait de prendre quelques jours de vacances, était taillé pour le rôle d’Antoine Doinel. Antoine/Jean-Pierre, Doinel/Léaud, l’acteur et le personnage ne font qu’un, la gouaille et les facéties sont indissociables de l’un ou de l’autre. J’ai rapidement développé une grande affection pour ce délicieux personnage, alter ego du réalisateur, ainsi que pour celles qui l’entourent tout au long de cette saga, Colette, Christine et Fabienne. Je redécouvre chaque année Les 400 coups, Baisers volés ou Domicile conjugal, tout en découvrant par ailleurs la filmographie de Truffaut, qui est, disons-le, plus triste sans Antoine Doinel !

Peau d’âne – Jacques Demy, 1970

La reine moribonde a fait promettre au roi de n’épouser qu’une femme plus belle qu’elle. Dans tout le royaume, une seule personne peut se prévaloir d’une telle beauté : sa propre fille. Revêtue d’une peau d’âne, la princesse désespérée s’enfuit du château familial.

Ce doudou n’est pas une grande surprise, si ce n’est que je n’ai découvert Peau d’âne que récemment. C’est après avoir vu et revu les films de Cocteau mettant en scène Jean Marais et en visionnant de nombreux films avec Catherine Deneuve et Delphine Seyrig que m’est enfin venue l’envie de me plonger dans ce long métrage aux multiples lectures de Jacques Demy. J’avais bien fait d’attendre le bon moment, et mon retard fut vite rattrapé ! Je ne peux désormais plus cuisiner un gâteau sans entonner la ritournelle du cake d’amour et je me prends parfois à rêver d’une robe couleur de lune…

Clueless – Amy Heckerling, 1995

Cher Horowitz, lycéenne issue du milieu huppé de Beverly Hills, est une jeune fille pourrie gâtée qui sait jouer de ses atouts. Écartant ses rivales grâce à son sens de la mode, se défaisant de ses problèmes scolaires d’un claquement de doigts, Cher essuie tout de même les réprimandes de Josh qui ne se cache pas pour lui dire tout le mal qu’il pense de son attitude superficielle.

J’ai également découvert Clueless très récemment, mais il ne m’a fallu que quelques minutes avant de développer une fascination pour Alicia Silverstone, parfaite pimbêche au grand cœur. Dans Clueless, tout est drôle : l’héroïne et ses inimitables moues, bien sûr, mais aussi les personnages secondaires (avec une mention spéciale pour le père, interprété par Dan Hedaya). Si Clueless est le “teen movie” par excellence, rappelons tout de même que la réalisatrice y revisite un grand classique de la littérature anglaise, Emma, de Jane Austen. À ce détail près qu’un lycée californien se substitue au bourg de Highbury. “As if !!” Une découverte indispensable que je risque de visionner chaque année désormais. Mais en attendant, cela m’a donné envie de regarder à nouveau Fatal Games (Heathers, Michael  Lehmann, 1988) ou Jawbreaker (Darren Stein, 1999), deux autres pépites du genre.

Lucie Dachary

Edward aux mains d’argent (Edward Scissorhands)
Réalisé par Tim Burton
Avec Johnny Depp, Winona Ryder, Vincent Price
Fantastique, comédie, romance, États-Unis, 1h45
1991
20th Century Fox
Disponible sur Disney + 

Le voyage de Chihiro (Sen to Chihiro no Kamikakushi)
Réalisé par Hayao Miyazaki
Animation, Japon, 2h05
2001
Buena Vista International
Disponible sur Netflix

Spider-Man 2
Réalisé par Sam Raimi
Avec Tobey Maguire, Kirsten Dunst, James Franco, Willem Dafoe
Fantastique, action, Etats-Unis, 2h07
2007
20th Columbia TriStar FilmsFox
Disponible sur Netflix

Rock Academy (The School of Rock)
Réalisé par Richard Linklater
Avec Jack Black, Mike White, Joan Cusack
Comédie, musical, Etats-Unis, 1h48
2004
United International Pictures
Disponible sur Canal, Orange

Mulholland Drive
Réalisé par David Lynch
Avec Naomi Watts, Laura Harring, Justin Theroux
Drame, fantastique, thriller, Etats-Unis, 2h26
2001
Tamasa Distribution
Disponible Amazon, UniversCiné

Cléo de 5 à 7
Réalisé par Agnès Varda
Avec Corinne Marchand, Antoine Bourseiller, Dominique Davray
Drame, France, 1h30
1962
Ciné-Tamaris
Disponible UniversCiné, LaCinetek, Canal, Arte Boutique, Amazon

Peau d’âne
Réalisé par Jacques Demy
Avec Catherine Deneuve, Delphine Seyrig, Jacques Perrin
Fantastique, comédie musicale, France, 1h30
1970
CIC
Disponible sur UniversCiné, LaCinetek, Canal, Orange, Arte Boutique, Netflix

Clueless
Réalisé par Amy Heckerling
Avec Alicia Silverstone, Brittany Murphy, Stacey Dash
Teen movie, Etats-Unis, 1h38
1995
United International Pictures
Disponible sur Netlix, Canal

Publié par Phantasmagory

Cinéma - Série - VR

2 commentaires sur « [TOP] 5 films-doudou de la rédaction #2 »

  1. Magnifique sélection. Je ne connaissais pas « clueless », je l’ajoute à mes centres d’intérêts. Quant aux autres, ils figurent tous en bonne position dans la longue liste de mes films préférés. Mention spéciale pour le magnifique Cléo (« un film que j’aurais aimé réaliser » je comprends la réflexion , j’aurais sans doute eu la même si j’avais été réalisateur), un chef d’œuvre signé Varda sur lequel j’ai rédigé un article il y a bien longtemps mais que je n’ai toujours pas eu l’audace de publier.

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