[FESTIVAL DE CANNES 2021] Bilan – Mardi 13 juillet

Temps de lecture : 12 minutes

Du 6 au 17 juillet 2021 se tient la 74e édition du Festival de Cannes. 

Créé en 1939, avec une première édition en 1946, le Festival de Cannes est, avec la Berlinale et la Mostra de Venise, l’un des festivals internationaux les plus importants du cinéma. Chaque année, il se tient sur la Croisette, au bord de la plage, dans la ville de Cannes. Plusieurs sélections viennent compléter la Sélection Officielle (Compétition, Hors Compétition, Un Certain Regard, Cannes Classic, Cannes Première et pour la première fois une sélection de six œuvres autours de l’environnement). Ces programmations parallèles (Quinzaine des Réalisateurs, Semaine de la Critique, ACID), dont chacun a ses particularités, montrent des longs et courts-métrages originaux et novateurs. Cette 74e édition se tient exceptionnellement en juillet du 6 au 17 – habituellement le festival a lieu en mai – à cause du contexte sanitaire. Avec plus d’une dizaine de films accessibles par jour, il est malheureusement utopique de tout voir. Le choix a été drastique, mais nous avons essayé de découvrir un éventail de longs-métrages le plus diversifié possible. Pendant ces douze jours, nous vous proposons un bilan des films découverts. Retrouvez-nous tous les matins du vendredi 9 au samedi 17 juillet pour suivre nos aventures cannoises.

Comme le disent si bien Sparks, Adam Driver et Marion Cotillard dans le beau film d’ouverture de Leos Carax, Annette : “So may we start !”.

Cinquième jour du Festival de Cannes

Marche12juillet
© Festival de Cannes

Première matinée plus tranquille avec un réveil à 8 h 30 (une grasse matinée méritée et attendue). Après avoir publié notre article du jour, nous voilà parties en direction de la plage pour goûter à l’eau chaude et salée de la Méditerranée. Forcément, le seul jour où nous allons nous baigner, un vent fort souffle. Qu’à cela ne tienne, nous nous amusons avec les vagues. 

Après ce bain chaud bien mérité, nous nous dirigeons vers le Palais du Festival pour découvrir The French Dispatch, le film tant attendu de Wes Anderson. Nous étions malheureusement un peu loin pour réellement profiter de tous les détails de ce long-métrage, une nouvelle fois, riche au niveau de la mise en scène. Après un repas rapide et avoir enfilé nos robes pour monter les marches pour Aline de Valérie Lemercier à 18 h 45, nous retournons dans la grande salle du Théâtre Lumière pour Un héros d’Asghar Farhadi, également en Compétition en Sélection officielle. Émues et bouleversées par le film, nous allons nous réconforter avec de très bonnes glaces.

En sortant d’Aline, qui nous aura moins touchées pour le coup, nous attendons dans la file “Dernière minute” pour tenter de rentrer à la séance de Titane de Julia Ducournau — lui aussi particulièrement attendu — à la salle Debussy — il s’agit du seul ticket avec Red Rocket que nous n’avons pas réussi à obtenir. Face à cet échec cuisant, nous partons à la recherche de frites pour nous consoler et reprendre des forces avant notre deuxième séance de minuit avec Tralala des frères Larrieu. Décidément, cette soirée est pavée de désillusions, en l’absence de menus végétariens et en présence de burgers excessivement coûteux, nous nous rabattons sur un bon libanais. Fatiguées, mais vaillantes — et parce qu’il y a Mathieu Amalric —, nous nous remettons en route pour le Palais du Festival duquel nous ressortirons harassées.  Mais c’est une autre histoire… 

Aline – Valérie Lemercier, 2020 – Hors Compétition

Aline Dieu est la quatorzième fille de Sylvette et Angomard. Née dans le milieu des années 60, la jeune fille est naturellement douée pour le chant. À 12 ans, ses parents envoient une cassette audio d’elle au producteur Guy-Claude. C’est le début de la carrière d’Aline.

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Pour son nouveau film, la cinéaste et actrice française Valérie Lemercier décide de s’attaquer au monument Céline Dion dans ce biopic humoristique. Largement inspirée par la vie de la chanteuse québécoise, la réalisatrice s’est autorisée à prendre des libertés avec l’histoire et les noms des différents protagonistes. Ainsi pour les aficionados de l’artiste, cela pourra être intéressant de jouer au jeu des sept erreurs, pour les autres, ne pouvant démêler le vrai du faux, il faudra vous fier à votre instinct. En effet, le récit s’enchaîne sans date ni localisation, ce qui rend un peu difficile de se repérer dans les étapes traversées par Aline/Céline. Seuls les costumes et coiffures permettent de différencier une époque d’une autre. De plus, Valérie Lemercier incarne la femme à tout âge. Oui, uniquement elle. Cela donne un effet très perturbant, en plus d’être assez flippant : son visage a été, par exemple, intégré sur le corps d’une petite fille. Ainsi, qu’elle ait 12 ans ou 30 ans, la figure reste la même — plus ou moins lissée par des effets spéciaux. Notons aussi que l’actrice, entourée d’une équipe canadienne, n’essaye même pas de faire l’accent québécois, étant la seule à parler dans un français à la française. 

L’atout de ce biopic, assez classique, reste la comédie. Il permet de présenter avec humour le portrait de l’une des chanteuses les plus adulées du monde : sa famille — et les nombreux frères dont le prénom commence par Jean —, son talent, sa démesure. De plus, Valérie Lemercier filme surtout l’histoire entre Aline et Guy-Claude qui a marqué et fasciné toute une génération. La promesse de cette relation fusionnelle entre une jeune femme et un homme mûr débuta dès la première rencontre. La cinéaste parvient ainsi à transcrire les états amoureux de la jeune Aline, puis le secret de l’interdit, et enfin la naissance de leurs enfants. Même si l’ensemble est effleuré, il est intéressant de voir comment le couple était lié et proche, faisant d’Aline une grande histoire d’amour.

The French DispatchWes Anderson, 2021 – Sélection Officielle, Compétition

Bienvenue au sein de la rédaction du dernier numéro du magazine américain The French Dispatch publié dans la surprenante et très française ville d’Ennui-sur-Blasé !

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Le Wes Anderson nouveau est arrivé ! Intégrant fièrement la Compétition en Sélection Officielle, il ne pouvait pas rêver mieux qu’une première mondiale cannoise pour faire découvrir ses étonnants personnages et le merveilleux village français d’Ennui-sur-Blasé, où décidément on s’ennuie bien peu. 

Adoptant la structure sur papier glacé du magazine éponyme, The French Dispatch n’a pas laissé l’originalité aux States. Tout en revenant sur les origines de sa création et de son propriétaire incarné par Bill Murray (évidemment), nous feuilletons la revue au gré des rubriques et au rythme des corrections et relectures des différents journalistes. Chaque article (fleuve, pour la plupart) donne lieu à une longue saynète mêlant contenu écrit et interventions des créateurs (les journalistes incarnés par Owen Wilson, Tilda Swinton, Frances McDormand… tous trois en pleine forme). Ce merveilleux terrain de jeu permet à Anderson de s’amuser avec la typographie, les cartons et évidemment les décors – splendides comme toujours. Tout est soigneusement millimétré. Le rythme est intense et les split screens au rendez-vous ! Quand il s’agit de mise en scène – toujours très graphique -, Wes Anderson est maître en la maison et son inventivité s’exprime une nouvelle fois dans la salle. 

Embarquons alors dans ce voyage en une introduction, trois articles et un épilogue, la voix familière de nos journalistes en fil conducteur de l’histoire, mettant tour à tour en scène une visite touristique, une présentation d’exposition, un reportage sur le terrain… Ce sont nos guides sur les routes de Blasé. Tilda Swinton nous emmène à la rencontre d’un peintre de génie légèrement colérique (il a fini par atterrir à l’asile pour meurtre), incarné par Benicio del Toro, en pleine préparation d’une exposition pour le mécène Adrian Brody. En second lieu, nous nous rendons auprès d’adolescents révoltés et idéalistes arborant la bannière “Les enfants sont grognons.” Ici, c’est la rébellion contre l’ordre établi et cela se manifeste par une guerre entre jeunes et adultes à travers une superbe partie d’échecs – qui n’empêche pas certains de missionner les CRS. Le noir et blanc est très beau. Timothée Chalamet est hilarant en présomptueux intellectuel à la fine moustache, maniant anglais et français à la perfection. Pour finir, l’enquête policière était obligatoire pour mettre en scène cette France imaginaire. Le fils du commissaire incarné par Mathieu Amalric est enlevé ! Comment faire pour le récupérer ? Pourquoi ne pas envoyer le célèbre cuisinier Nescoffier ? 

Les personnages sont comme toujours hauts en couleurs, originaux et très intéressants. Par ailleurs, Anderson s’applique à mettre en valeur le patrimoine culturel à travers la peinture, le théâtre et la bande-dessinée. L’histoire du journal s’entrecroise avec le récit des différents articles écrits par les journalistes pour le dernier numéro de The French Dispatch. Jonglant entre passé et présent, le film nous déracine tout en jouant du familier (les jeunes révoltés sont clairement des soixante-huitards et Ennui-sur-Blasé ressemble sacrément à Paris). Les clichés sur la France sont très drôles et appréciables, les dialogues ont toujours le mot juste et l’humour est bien présent. 

Comme nous le savions depuis un sacré bout de temps – les annonces sur le film font frétiller les fans depuis des années -, The French Dispatch c’est avant tout un casting aux petits oignons. La fine équipe du journal, entre “celui qui ne publie jamais” et “le champion du nombre de mots par minute”, est composée d’un nombre incalculable d’actrices et acteurs de renom dont la réputation n’est plus à faire : Bill Murray, Owen Wilson, Elisabeth Moss, Timothée Chalamet, Frances McDormand, Tilda Swinton, Willem Dafoe, Saoirse Ronan, Adrien Brody, Mathieu Amalric… Des habitués et de nouvelles têtes dans la collection du réalisateur américain. De brève apparition à rôle plus conséquent, ils apportent tous leur pierre à l’édifice. Léa Seydoux est d’ailleurs hilarante en gardienne de prison imperturbable et muse – même les plus sceptiques devraient apprécier. 

Suite à cette longue tirade enjouée, tout semble parfait – et visuellement ça l’est. Pourtant, le récit manque un peu d’âme. Nous avons presque honte de le dire tout haut tant la mise en scène est magnifique. La faute peut-être à une troisième partie un peu plus poussive qui, malgré une belle inventivité, traîne en longueur et souffre sûrement de la réussite des deux précédentes. Visuellement sublime, The French Dispatch est un classique Wes Anderson – peut-on vraiment le dire ? – qui manque un peu d’émotion. Il prend sa place bien méritée aux côtés de ses grands frères mais ne marquera peut-être pas autant les esprits que La famille Tenenbaum (2001) ou La Vie aquatique (2003).

Tralala – Arnaud et Jean-Marie Larrieu, 2020 – Hors Compétition, Séance de Minuit

Tralala, chanteur, vit dans un squat à Paris qui va être bientôt détruit. Il vaque la journée en chantant. Un soir, il rentre une mystérieuse jeune femme en bleue. Elle laisse derrière un brique où il est noté Lourdes. Il y voit un signe et prend le premier train pour la ville miracle.

Tralala

Que les cinéastes français, Jean-Marie et Arnaud Larrieu, passent la comédie musicale n’est pas surprenant. Avec leur univers loufoque et déjanté, les réalisateurs proposent ici une histoire de revenant. Tralala, le troubadour interprété par Mathieu Amalric, arrive dans la sainte Lourdes où une famille et différentes personnes le prennent pour Pat, un homme disparu 20 ans plus tôt. Tralala décide de jouer le jeu pour retrouver une mystérieuse fille en bleu qui l’a hypnotisé. 

Dans cette Lourdes, pleine de secrets de famille et de tensions dues à la disparition de Pat, Tralala arrive et tente de se débrouiller comme il peut. Il se fond peu à peu dans le personnage, jusqu’à ne plus savoir qui il est. Les cinéastes se gardent d’ailleurs bien de nous donner des indices sur qui est ce Tralala. Bohème, charmant, amant, il passe et ne s’attache à rien. Il suit la consigne que lui a donnée la jeune fille en bleu : « Ne sois pas toi-même ». Il est le reflet de ce que veulent y voir les gens. Que ce soit Seb, le frère paumé qui n’a jamais quitté Lourdes et plein de regrets, Barbara (Maïwenn) qui retrouve son ancien amant et voit en Pat l’occasion de tout recommencer ou encore Jeannie (Mélanie Thierry) dont la liberté et la frustration sexuelle s’expriment à son contact. Lili (Josiane Balasko), quant à elle, pense avoir retrouvé son fils perdu et se lance dans la réouverture de son hôtel. Chacun.e trouve ainsi la force d’assumer ses propres désirs et d’affronter ses démons. Les cinéastes s’entourent d’ailleurs d’un beau casting pour cette première comédie musicale.

Les réalisateurs ont eux-mêmes écrit ou coécrit les paroles des chansons du film. Pour donner une personnalité à chaque protagoniste, un.e musicien.ne a composé la musique. Pour Tralala, la patte de Philippe Katerine est partout, la voix d’Amalric accentuant la ressemblance entre les deux. Pour le frère, Seb, incarné par Bertrand Belin, c’est le chanteur lui-même qui a composé les musiques. Étienne Daho, Dominique A, Jeanne Cherhal, Sein font partie du générique. Plusieurs genres, du rock en passant par la chanson française et le rap — on rêvait que Mathieu Amalric rappe, à quand la prochaine comédie musicale ? —, se succèdent dans cette comédie haute en couleurs. Peu de moments sont d’ailleurs parlés, ce qui peut déstabiliser. Pour les adeptes des frères Larrieu, cela ne vous surprendra pas. En effet, une fois qu’ils se lancent sur une idée, ils vont au bout. Drôle, décalé et un peu foutraque — ce qui donne de petites longueurs —, ce long-métrage présenté en Séance de Minuit est à la hauteur de l’univers des Larrieu.

Tralala est un film de son époque. Il a été tourné pendant la pandémie, faisant que tout le monde — ou presque — porte un masque. Ce détail l’inscrit dans une temporalité, le fantasme que voit chacun des personnages dans Tralala, devenant le miroir de ce que nous avons vécu à la suite du premier confinement : l’envie de changer de vie, de tout recommencer.

Un héros (Ghahreman) – Asghar Farhadi, 2021 – Sélection officielle, Compétition

Condamné pour dettes, Rahim purge sa peine en prison. Lors de sa permission de deux jours, il récupère par miracle un sac contenant des pièces d’or. Après avoir tenté de convaincre son créancier de retirer son accusation contre l’argent, il décide de retrouver son propriétaire. Rien ne va se passer comme prévu…

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Avec ce nouveau long-métrage, Asghar Farhadi revient dans son pays natal, l’Iran, après un passage par l’Espagne pour Everybody Knows (2018). Aux côtés du héros, Rahim, à sa sortie de prison, rien ne nous est dit sur le contexte. Nous le suivons, intrigué.e.s, dans les rues de Chiraz. Au cours d’une journée, nous en découvrons bien plus que la simple durée d’une permission pouvait le laisser imaginer. Alors que le protagoniste – ou plutôt sa compagne – découvre la clef qui permettrait de surmonter la complexité de sa situation – et de résoudre toute l’intrigue par la même occasion -, sa décision forte de refuser la facilité – qui n’en est même pas réellement une – pour respecter son sens moral nous entraîne dans une enquête, à la recherche du propriétaire du trésor. À peine vingt minutes sont-elles passées et nous savons d’ores et déjà que Rahim est, comme le titre l’indique, un héros. La force du film est d’ailleurs de ne jamais nous en faire douter alors qu’un à un les autres personnages se détournent de lui. Nous sommes au plus près, à ses côtés, et nous espérons que le chemin de croix qui s’amorce – et semble ne jamais devoir en finir – le mènera vers des jours meilleurs. 

Avec ce film, nous découvrons l’acteur Amir Jadidi, magistral et magnifique dans le rôle de Rahim. Sympathique et touchant, courageux et tenace, il réussit à établir une véritable proximité avec son personnage qui, bien que bien entouré, plonge dans une solitude infernale face à son sort. Alors, quand le quotidien s’acharne, le désespoir nous atteint bien avant même qu’il ne le touche. Avec son écriture fine et efficace, Un héros tend ainsi à montrer comment un acte simple et désintéressé peut avoir des retombées démesurées. Ici, un acte de générosité. De même, en véritable effet papillon, une petite altération de la vérité prend des proportions monstrueuses. Alertes, nous guettons les indices qui semblent peu à peu paver la voie d’un long cauchemar.

Le réalisateur évite, sans même jamais l’effleurer, toute forme de misérabilisme. Il en joue même, dénonçant le désir de chacun des interlocuteurs de Rahim de le médiatiser – en utilisant sa situation précaire ou le bégaiement de son fils – pour leur bénéfice personnel et institutionnel. La prison veut qu’il soit interviewé, l’association qui le soutient aussi, les manipulations médiatiques se multiplient. De cette chaîne d’obligations, auxquelles Rahim se plie uniquement par abnégation, découlent toutes les retombées. Rien n’est de son fait, et pourtant, le héros est le seul coupable. De même, cette critique sociétale ne fait pas dans le manichéisme. Même si les écarts entre classes sociales et les rapports de pouvoir et d’argent sont mis en avant, tout le monde rencontre des difficultés ici bas. Le créancier de Rahim, lui-même, a dû sacrifier la dot de sa fille pour lui prêter l’argent qu’il réclame désormais. 

Mais alors, aujourd’hui, qu’est-ce qu’un héros ? Ici, la société veut le créer de toutes pièces. Lorsque Rahim est héroïque, tout est fait pour altérer son image. Le vrai et la sincérité disparaissent derrière la manipulation et les intérêts de chacun. L’individualisme et le jugement règnent. Qu’il s’agisse d’honneur, de morale ou d’image, le regard de l’Autre a une importance cruciale et influence chaque acte des différents protagonistes. La place de l’honneur étant centrale – une conviction qui guide chaque geste du personnage -, la menace du scandale n’est jamais loin. Un héros s’inscrit dans la société contemporaine iranienne en soulignant le poids et les dangers des réseaux sociaux dans le quotidien mais aussi en évoquant l’impossibilité du couple formé par Rahim et Farkhondeh (Sahar Goldust), pas encore mariés, d’exister. L’absurdité de ce système qui met les personnes endettées en prison sans possibilité de salut nous saute aux yeux, tout comme à ceux de l’enfant, fils de Rahim dont nous observons l’indignation presque muette avec tristesse. L’intrigue, bien que se tenant en Iran, a une portée universelle. Inégalités et injustices nous touchent de plein fouet dans ce film intense dont nous ressortons complètement retournées, submergées par l’émotion. 

Un héros est un long-métrage d’une grande force et d’une fine subtilité qui, en traitant des difficultés rencontrées par un individu, met en lumière les aberrations et malversations d’une société iranienne au caractère plus qu’universel. Encore un très beau Farhadi et un concurrent sérieux à la Palme d’or qui fait déjà beaucoup parler de lui.

Manon Koken et Marine Moutot

Aline
Réalisé par Valérie Lemercier
Avec Valérie Lemercier, Sylvain Marcel, Danielle Fichaud
Comédie dramatique, Biopic, France, 2020, 2h03
10 novembre 2021
Gaumont Distribution

The French Dispatch
Réalisé par Wes Anderson
Avec Owen Wilson, Elisabeth Moss, Timothée Chalamet
Comédie, Drame, Romance, Etats-Unis, Allemagne, 2021, 1h43
27 octobre 2021
The Walt Disney Company

Tralala
Réalisé par Arnaud et Jean-Marie Larrieu
Avec Mathieu Amalric, Josiane Balasko, Mélanie Thierry
Comédie musicale, France, 2020, 2h
6 octobre 2021
Pyramide Distribution

Un héros (Ghahreman)
Réalisé par Asghar Farhadi
Avec Amir Jadidi, Mohsen Tanabandeh, Fereshteh Sadre Orafaee
Thriller, Drame, Iran, France, 2021, 2h07
22 décembre 2021
Memento Distribution

Publié par Phantasmagory

Cinéma - Série - VR

3 commentaires sur « [FESTIVAL DE CANNES 2021] Bilan – Mardi 13 juillet »

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