Retour sur la 12e édition du Festival Lumière

Cette nouvelle édition 2020 nous aura fait plaisir à bien des égards. L’ambiance fut une nouvelle fois chaleureuse et proche de son public. Chaque séance a été présentée avec passion et nous n’avons pas vu une seule salle à moitié vide, même en semaine — au contraire, à cause de la situation sanitaire, il était conseillé de réserver en avance ses places. Et la programmation fut encore tout à fait exceptionnelle.

[DÉFI] Un bon film avec un train qui interrompt une course-poursuite

Voilà encore un motif qui, sous ses abords d’évidence, s’est révélé bien plus compliqué qu’il n’y paraît. On le visualisait bien, pourtant, ce train qui, traversant soudain le champ, séparait pourchassés et poursuivants. Nous avons alors cherché du côté du cinéma de genre. Le cinéma d’action, les road movies et les westerns sont particulièrement propices à ce genre de séquences.

[DÉFI] Un bon film avec quelqu’un qui attend dans une voiture

L’attente renvoie à la passivité. C’est l’autre qui fait l’action. Le temps passe et cela se ressent. Dans l’ouverture de Drive, le chauffeur installe d’ailleurs une petite montre pour chronométrer les cinq minutes qu’il donne de sa vie aux braqueurs. Cinq minutes, pas une minute de plus. La tension augmente au fur et à mesure que la petite et grande aiguilles bougent dans le cadran. L’attente permet d’accentuer ce temps qui file : au ralenti ou trop vite.

[DÉFI] Un bon film avec un animal qui est le seul à réagir au méchant

Chat qui feule, chien qui aboie, cheval qui hennit et se cabre, les motifs d’animaux réagissant face à une menace sont nombreux au cinéma. Premiers témoins de la présence maléfique qu’ils annoncent, ils sont souvent les seuls à réagir avant que le pire ne se produise.

La petite histoire des Vampires sur grand (et petit) écran : de L’Histoire à la parodie

Éteignez les lumières, allumez des bougies et mettez-vous dans l’ambiance avec « Bela Lugosi’s dead » de Bauhaus sur la platine. Aujourd’hui, nous vous parlons de vampires… 

Le Décalogue de Krzysztof Kieslowski

En 1988, Krzysztof Kieslowski, réalisateur de nombreux documentaires et de quelques longs métrages de fiction, réalise Le Décalogue, composé de 10 films d’environ une heure librement inspirés des Dix Commandements de l’Ancien Testament. Alors qu’il rayonnait peu hors de sa Pologne natale, c’est grâce à cette œuvre fleuve riche et complexe qu’il acquiert une renommée internationale, après avoir remporté le prix du jury au Festival de Cannes pour son cinquième épisode, « Tu ne tueras point ». Le Décalogue est une pierre angulaire au sein de la filmographie du réalisateur humaniste.

[DÉFI] Un bon film dans lequel quelqu’un lance un objet sous le coup de la colère

Les émotions au cinéma passent souvent par un aspect visuel très fort et chaque émotion possède ses codes et ses motifs récurrents. La colère peut être représentée de diverses manières : crier, frapper, taper (avec ses poings, son corps, sa tête un mur, une table, une personne). La colère peut intervenir à différents moments : au dîner, dans une salle de concert, dans la rue. Nous allons nous arrêter sur un geste récurrent des scènes de disputes, d’affrontement et de violence : un objet lancé sous le coup de la colère.